Ma petite baignoire japonaise

De mes nombreux voyages au Japon, j’ai rapporté des coups de cœur domestiques. Les lieux où j’ai séjourné regorgent d’idées, dont quelques-unes m’ont suivie et ne m’ont pas lâchée, jusqu’au moment où j’ai pu les concrétiser. C’est le cas de ma petite baignoire japonaise.

Il est peu fréquent, en Amérique du Nord, où j’habite, de voir des baignoires en bois. En trouver une qui soit assez petite pour entrer dans ma minuscule salle de bain constituait un défi supplémentaire.

J’ai donc fait appel à une de mes amies, homestager, ou décoratrice, si vous préférez, qui a «magasiné» comme on dit ici, la perle rare. Il a fallu faire faire le baquet sur mesure et cela a débuté, comme pour toute œuvre d’art, par un dessin. Un dessein commence toujours par un dessin…jusque-là beaucoup de plaisir pour nous deux!

C’est au moment de la fabrication que les difficultés sont apparues. Nous avions choisi un fournisseur spécialisé dans la construction de saunas en bois, installés à l’extérieur (de préférence devant un lac…) mais lorsque le «tub» nous a été livré, il s’est révélé pas tout à fait étanche. Imaginons un tonneau duquel le vin fuirait goutte à goutte.

Il faut savoir qu’un bain japonais en bois doit rester humide, donc contenir son eau entre deux utilisations. Entre parenthèses, c’est mieux pour la planète, l’économie d’eau. Pour ceux qui s’interrogent sur la propreté du bain, il ne s’agit pas de se « décrasser » dedans, mais d’y relaxer avec quelques huiles essentielles, après s’être dûment lavé au lavabo. Un peu comme un jacuzzi sans les jets.

Ce furent des mois de négociations avec le fournisseur et ses représentants, au point que j’ai failli abandonner mon rêve. J’avais déjà payé et il s’agissait maintenant de récupérer toute la somme avant de se tourner vers un autre choix plus classique.

C’est là que je me suis félicitée d’avoir, dès le début, fait appel à mon amie Wendy. C’est elle qui a fait «tout le sale boulot» avec le fabricant. Des courriels et téléphones, des «on vous rappelle» et des «on n’y peut rien» des «M.Machin est en vacances» des mois et des mois de plaisir! Et toujours pas de baignoire japonaise.

Jusqu’au jour où…

relaxer dans un bain en cèdre

Bref, ELLE a réussi à faire aboutir le projet!

D’habitude, j’aime raconter des histoires en illuminant le côté facile des processus. On ne montre pas le fil des coutures ni l’effort de la ballerine. Mais là, je dois dire que je n’y serais jamais arrivée seule.

Si vous devez faire des rénos ou créer un nouvel espace chez vous, que ce soit pour vendre ou pour en profiter vous-même, n’hésitez surtout pas à faire appel à un professionnel qui coordonnera vos travaux et vous fera économiser un nombre incalculable d’heures, d’argent et de casse-tête, tout en étant parfaitement à l’écoute de vos besoins et folies.

Wendy Trautwein — Nuances du Nord

Annie Depont

À propos de l'auteur / Annie Depont

Parisienne installée au Québec depuis 2000. Peintre, Agente d’artistes, Organisatrice d’événements, Créatrice de l’En Verre du décor et céramiques, Les Sculpturales de Saint-Sauveur, Expo-culture Japon Québec, les Sainte-Saveurs de Saint-Sauveur, TracesMagazine, Directrice de La Semaine des Artisans de Laval. Journaliste très indépendante.

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