Cercle

Le cheminement artistique n’est pas linéaire. Il zigzague, chaque évènement de notre vie l’influence, chaque personne rencontrée, le bon et le mauvais. On peut stagner, abandonner ou avancer ou carrément se lancer dans le vide.

L’abysse j’y ai fait face souvent, une artiste Carla O’Connor m’a fait comprendre il y a plusieurs années que l’hésitation ne menait à rien, qu’il faut risquer ce que l’on aime parfois pour lâcher prise.

Depuis deux ans je stagne, la fermeture de mon atelier pour cause de santé de mon conjoint et l’incertitude qui vient avec tout diagnostic de cancer. Ensuite, la rareté d’atelier à prix raisonnable, etc. enfin bref des embûches. En ce moment le poignet droit cassé avec ce qui en sera par la suite, dextérité, force, prudence, qui sait.

Avant de faire de l’encaustique je peignais à l’acrylique, j’aimais, sauf que je me trouvais statique, rien comme l’auto critique pour se retrouver au haut d’une falaise alors j’ai sauté dans la cire, résine et feu. Un voyage en Inde m’a fortement influencée, l’environnement, le plastique et que dire des pierres polies par les siècles qui ont la douceur sous les doigts de l’encaustique.

Et là Carla me trottait en tête ce matin et je lui ai écrit, un petit mot pour lui dire à quel point j’admire son approche, ses conseils, etc., et elle me répond gentiment, je ne répéterai pas ce qu’elle a dit c’est entre nous deux, mais bon…toutes deux sommes devant l’abysse en ce moment.

Est-ce qu’un nouveau médium va faire surface dans ma démarche…une période de repos de la main s’impose, entre-temps la tête continue de voir des toiles en devenir.

Michelle Thibault

À propos de l'auteur / Michelle Thibault

Artiste plasticienne, j’utilise l’encaustique pour donner forme à mes toiles. Le concept esthétique du wabi sabi est ma source d’inspiration. Je vois la beauté dans l’imperfection, l’usure devient un doux souvenir et la simplicité est quiétude. Je suis wabi sabi.

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